Une batterie domestique non enregistrée peut coûter cher au consommateur des années plus tard

Seul 1 Belge sur 10 connaît l'obligation d'enregistrement : vérifiez votre batterie avec « RecyPrête »

Une batterie domestique ou une batterie plug-and-play qui n'est pas correctement enregistrée chez Bebat peut réserver une mauvaise surprise des années plus tard. Lorsque la batterie doit être remplacée et que le numéro de série ne figure pas dans la base de données, la collecte et le recyclage ne sont pas organisés à l'avance et peuvent devenir payants. Pourtant, à peine 1 Belge sur 10 sait que les batteries domestiques doivent être enregistrées chez Bebat. Parallèlement, 83 % estiment que le recyclage correct est bel et bien important. C'est ce que révèle une nouvelle étude d'iVOX réalisée pour le compte de Bebat. Avec la campagne RecyPrête, qui reprend pleinement en septembre, Bebat invite les propriétaires à vérifier l'enregistrement de leur batterie.

Cet appel devient de plus en plus pertinent. Bruxelles recense désormais plus de 1.128 batteries domestiques déclarées auprès de Sibelga, un chiffre qui inclut également les batteries plug-and-play, dont le nombre reste encore marginal à ce stade dans la capitale, mais dont la croissance s'annonce rapide déclare le gestionnaire de réseau. Et ce marché continuera de croître dans les prochains mois. L'étude iVOX révèle que quatre Belges sur dix possèdent déjà une batterie domestique ou plug-and-play, ou envisagent d'en acheter une.

Lors de l'achat d'une batterie domestique classique, l’achat passe généralement par un installateur. Une batterie plug-and-play est plus petite et peut être branchée sur une prise électrique standard, ce qui explique qu'elle soit plus facilement achetée directement en ligne. Ainsi, 37,8 % des propriétaires interrogés possédant une batterie plug-and-play l'ont achetée sur un webshop étranger. C'est précisément là que Bebat voit le plus grand défi aujourd'hui.

« Pour les batteries domestiques classiques, l'écart entre ce qui est mis sur le marché et ce qui est déclaré chez Bebat est relativement limité. Pour les batteries plug-and-play, cet écart est bien plus important », déclare Martine Vanheers, Director Customer Relations & Public Affairs chez Bebat. « Nous constatons surtout que les webshops étrangers ne respectent pas toujours les obligations belges. Pour le consommateur, cela n'est pas visible au moment de l'achat, mais des années plus tard, il peut en subir les conséquences. »

Le recyclage doit être réglé dès la vente

Quiconque met une batterie sur le marché belge doit également prendre en charge sa collecte et son recyclage ultérieurs. Cela vaut aussi bien pour les acteurs belges qu'étrangers. Pour les batteries domestiques et plug-and-play, une contribution environnementale est payée à cet effet et répercutée dans la chaîne de vente.

Le producteur, l'importateur ou le vendeur responsable doit déclarer les modules de batteries et leurs numéros de série uniques. Cela est différent de la déclaration auprès de Sibelga: celle-ci sert à la gestion du réseau électrique, tandis que l'enregistrement chez Bebat garantit que la collecte et le recyclage ultérieurs sont organisés et financés.

Le consommateur ne peut donc pas effectuer cette déclaration lui-même. Par ailleurs, 38 % des consommateurs partent du principe que l'installateur a déjà réglé l'enregistrement.

« C'est généralement le cas », précise Martine Vanheers de Bebat. « Mais si un producteur ou un vendeur ne remplit pas ses obligations, mieux vaut le savoir aujourd'hui que dans dix ou quinze ans, au moment de se débarrasser de sa batterie. Le fait que certaines entreprises paient correctement cette contribution environnementale et la répercutent, et d'autres non, crée de grandes différences de prix sur le marché et constitue donc une forme de concurrence déloyale. »

Une batterie domestique classique peut peser de 50 à 150 kilogrammes ; une batterie plug-and-play pèse quant à elle facilement de 25 à 60 kilogrammes. De plus, en tant que consommateur, vous ne pouvez pas déposer ces batteries vous-même dans un parc à conteneurs, même si c'est souvent ce que l'on pense. Leur collecte et leur recyclage doivent donc être organisés. Pascal n'y avait pas vraiment pensé lors de son achat.

« Je regardais surtout ce que ma batterie pouvait me rapporter aujourd'hui. Je n'avais pas pensé qu'elle devrait un jour être remplacée et collectée. Heureusement, avec le numéro de série, j'ai pu vérifier rapidement que tout était en ordre. »

RecyPrête: une seule vérification pour avoir l'esprit tranquille

Les consommateurs sont effectivement prêts à vérifier dès lors qu'ils comprennent pourquoi c'est nécessaire : c'est également ce que révèle l'étude, dans laquelle 65 % des propriétaires de batteries déclarent avoir l'intention d'effectuer le contrôle RecyPrête. Avec une nouvelle vague de campagne à partir de septembre, notamment via la radio et les canaux en ligne, Bebat souhaite faire de ce contrôle un réflexe simple. Via le contrôle RecyPrête sur le site web de Bebat, chacun peut vérifier si sa batterie domestique ou plug-and-play est correctement enregistrée.

Il suffit pour cela d'entrer le numéro de série de la batterie ou d'en charger une photo claire. Si une batterie domestique est composée de plusieurs modules, les numéros de série de tous les modules doivent être vérifiés. Ceux qui n'ont pas encore acheté leur batterie peuvent également demander au vendeur ou à l'installateur si la contribution environnementale et l'enregistrement ont bien été réglés.

Un numéro de série est introuvable ? Cela ne signifie pas automatiquement que la batterie n'a pas été ou n'a pas correctement été déclarée. Dans ce cas, Bebat invite les consommateurs à prendre contact et, si nécessaire, à interpeller le vendeur, l'installateur ou le webshop.

« Le consommateur ne doit pas se substituer aux producteurs ou aux vendeurs », souligne Martine Vanheers. « L'objectif de RecyPrête est précisément de lui offrir une certitude de façon très simple. Chaque vérification nous aide en même temps à identifier les batteries et les acteurs du marché qui échappent aujourd'hui à notre radar. Plus tôt tout est correctement réglé, moins le risque de problèmes et de coûts supplémentaires est grand plus tard. »

Les matières premières en bénéficient aussi

L’enregistrement correct n’est pas seulement important pour le propriétaire. Il permet également de veiller à ce que les producteurs assument leurs responsabilités, souligne Bruxelles Environnement.

« Quiconque met des batteries sur le marché est également responsable de ce qu’il advient de celles-ci lorsqu’elles atteignent leur fin de vie. Un enregistrement et une déclaration corrects sont indispensables à cet égard : ils permettent d’organiser et de financer la collecte et le recyclage, et de réutiliser des matériaux rares comme matières premières. En outre, certaines batteries (ou certains de leurs composants) peuvent éventuellement encore être réemployées en fin de vie. C’est pourquoi Bruxelles Environnement veille à ce que les producteurs respectent ces règles. La collecte, le recyclage et la préparation au réemploi par des professionnels revêtent donc une grande importance. D’autant plus que le nombre de batteries mises en service augmente chaque année et que leur empreinte écologique est importante », déclare Frederik Lesseliers, gestionnaire de projet chez Bruxelles Environnement.
« Les batteries nous aident à utiliser l’énergie de manière plus intelligente, mais ce qui se passe à la fin de leur durée de vie est tout aussi important. L’enregistrement de votre batterie est donc primordial, car sinon nous risquons de perdre des matières premières précieuses. De plus, ceux qui n’enregistrent pas leur batterie risquent de devoir payer à la fin du compte. Nous voulons éviter cette mauvaise surprise », déclare Ans Persoons, Secrétaire d’Etat du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargée de l’Environnement, du Climat, de la Rénovation urbaine, du Patrimoine et de l’Image de Bruxelles.

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RCA PR - Charlotte Ries – charlotte.ries@rcapr.be – 0489 32 71 00

 

 

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À propos de Bebat

Bebat est une organisation sans but lucratif (asbl), fondée en 1995 par des producteurs de piles et batteries, qui permet aux entreprises de s’acquitter de leur obligation légale de reprise. Bebat assure la collecte, du tri, la réutilisation et le recyclage des piles et des batteries usagées. Bebat leur donne une nouvelle vie et se classe ainsi parmi les leaders mondiaux. Dans plus de 25.000 points de collecte répartis dans tout le pays, les piles et batteries usagées peuvent être déposées gratuitement. En 2024, Bebat a collecté plus de 4.000 tonnes de piles et batteries. Le monde des batteries évolue rapidement, ce qui entraine l’apparition de nouvelles applications sur le marché. Grâce à notre expertise technique, nous proposons une solution pour chaque batterie : de la plus petite pile bouton à la grande batterie industrielle ou de véhicules électriques (VE).

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